pastis coca

Pastis coca : recette inratable de ce célèbre “mazout”

Un fond de pastis, une rasade de coca bien frais, quelques glaçons… et voilà le fameux mazout qui débarque sur la table. Ce cocktail au nom peu flatteur — on l’appelle aussi pétrole ou goudron à cause de sa robe sombre — fait partie de ces mélanges qui divisent autant qu’ils rassemblent. Les uns trouvent l’alliance anis-cola géniale, les autres lèvent un sourcil perplexe. Une chose est sûre : le pastis coca est d’une simplicité désarmante, il se prépare en moins de cinq minutes et il accompagne à merveille les apéritifs d’été, les barbecues entre amis ou les fins d’après-midi en terrasse. Voici comment le réussir à tous les coups.

Temps de préparation : 5 minutes

Temps de cuisson : aucun

Nombre de portions : 1 verre

Ingrédients

Pour un verre de pastis coca, il faut réunir :

  • 4 cl de pastis (soit environ 2 doses de bar)
  • Du coca-cola bien frais (une canette de 33 cl suffit largement)
  • Des glaçons en quantité généreuse

Et pour celles et ceux qui veulent apporter une petite touche personnelle :

  • Une rondelle de citron jaune ou vert glissée sur le bord du verre
  • Quelques feuilles de menthe fraîche pour un côté plus aromatique

Côté verre, un long drink ou un grand verre à cocktail fait très bien l’affaire. L’idée, c’est d’avoir suffisamment de place pour les glaçons, le pastis et une bonne quantité de cola.

Bon à savoir : le dosage pastis/coca reste une affaire de goût. Certains préfèrent un mélange plus léger avec seulement 2 cl de pastis — c’est la version parfois appelée “diesel”, plus douce en alcool. D’autres montent à 5 ou 6 cl pour un résultat plus corsé. L’essentiel, c’est de trouver l’équilibre qui plaît à votre palais.

Préparation

La recette du pastis coca tient en quelques gestes, mais autant les faire dans le bon ordre pour obtenir un résultat bien équilibré.

Étape 1 — Préparer le verre. Prenez un grand verre propre et remplissez-le de glaçons, jusqu’aux trois quarts environ. Plus il y a de glace, plus la boisson restera fraîche longtemps sans se diluer trop vite. Un pastis coca tiède, personne n’en veut.

Étape 2 — Verser le pastis. Ajoutez vos 4 cl de pastis directement sur les glaçons. Le liquide va se faufiler entre les cubes et commencer à se refroidir immédiatement. Vous allez remarquer que la couleur reste relativement claire à ce stade, entre le jaune doré et l’ambre pâle.

Étape 3 — Compléter avec le coca-cola. Versez doucement le coca sur le pastis. Allez-y progressivement : le cola mousse au contact des glaçons et du pastis, et un versement trop rapide risque de faire déborder le verre. Remplissez selon votre goût — en règle générale, un ratio d’environ 1 volume de pastis pour 5 à 6 volumes de coca donne un résultat bien équilibré. C’est à ce moment que la boisson prend sa fameuse teinte brun foncé, celle qui lui vaut ses surnoms de mazout et de goudron.

Étape 4 — Mélanger délicatement. Donnez deux ou trois tours de cuillère, tout en douceur, pour marier les saveurs sans chasser toutes les bulles du cola. L’objectif est d’obtenir un mélange homogène où l’anis et le sucre du coca se fondent ensemble.

Étape 5 — Servir et déguster. Si vous le souhaitez, déposez une rondelle de citron sur le bord du verre ou glissez quelques feuilles de menthe. Le pastis coca se boit immédiatement, bien glacé, de préférence en bonne compagnie.

Petite astuce : le coca masque assez bien le goût de l’alcool. Le mélange passe tout seul, ce qui peut être “traître” — on ne sent pas forcément les 4 cl de pastis travailler. Pensez à doser raisonnablement et à alterner avec de l’eau si la soirée s’étire.

pastis coca

Quelques variantes à essayer

Le pastis coca se prête facilement aux petites variations :

  • Version allégée : remplacez le coca classique par un cola zéro, pour réduire l’apport en sucre tout en gardant le goût.
  • Version Pepsi : certains préfèrent le Pepsi au Coca-Cola. Le résultat est légèrement différent en sucrosité, à tester pour voir ce qui vous convient.
  • Version agrumes : ajoutez un trait de jus de citron vert pressé et quelques feuilles de menthe — on se rapproche alors d’un cocktail plus travaillé, frais et parfumé.
  • Version “diesel” : seulement 2 cl de pastis au lieu de 4, pour un apéritif plus léger qui laisse davantage de place au cola.

Quels sont les effets du pastis ?

Le pastis est un alcool anisé dont le degré tourne autour de 40 à 45°. Même dilué dans du coca, il reste une boisson alcoolisée à part entière, et ses effets méritent qu’on en dise un mot.

Sur le plan calorique, le pastis affiche environ 274 kcal pour 100 ml — c’est plus que le whisky (238 kcal), le rhum (242 kcal), la vodka (239 kcal) ou le gin (265 kcal). Quand on y ajoute le sucre du coca-cola, le pastis coca devient un cocktail très calorique et très sucré. On parle souvent de “calories vides” : l’alcool n’apporte ni vitamines, ni minéraux, ni nutriments intéressants pour l’organisme. Ce sont des calories qui se stockent sans nourrir.

L’alcool agit aussi sur le métabolisme des graisses. Quand le foie reçoit de l’éthanol, il le traite en priorité. Pendant ce temps-là, les graisses provenant de l’alimentation sont mises de côté et stockées plus facilement. Résultat : les apéritifs un peu trop généreux, surtout accompagnés de chips, de cacahuètes ou de charcuterie, peuvent favoriser la prise de poids sur la durée.

L’alcool a aussi tendance à stimuler l’appétit et à diminuer la sensation de satiété. On grignote davantage à l’apéritif quand on a un verre à la main — c’est un effet bien documenté.

Et puis il y a le côté sournois du pastis coca : le sucre et les arômes du cola masquent la perception de l’alcool. On boit plus facilement, plus rapidement, et l’ivresse peut arriver sans prévenir. C’est la raison pour laquelle ce cocktail est parfois qualifié de “traître”.

En résumé : le pastis coca est un plaisir d’apéritif tout à fait légitime, à condition de le consommer avec modération, en étant conscient que derrière le goût sucré se cache un vrai alcool fort.

Le pastis calme-t-il les maux d’estomac ?

C’est une croyance tenace dans le sud de la France : un petit pastis après le repas aiderait à digérer, à calmer les lourdeurs, voire à soulager les maux d’estomac. La réalité est un peu plus nuancée.

Le pastis contient effectivement des plantes aux vertus digestives reconnues. L’anis étoilé (ou badiane) et la réglisse, deux ingrédients centraux de sa composition, sont utilisés depuis des siècles en phytothérapie pour leurs propriétés carminatives — c’est-à-dire leur capacité à réduire les ballonnements et les gaz intestinaux. L’anis étoilé entre d’ailleurs dans la composition de nombreuses tisanes digestives. La réglisse, de son côté, est connue pour ses effets anti-inflammatoires sur la muqueuse gastrique.

Le problème, c’est que ces bienfaits sont largement contrebalancés par l’alcool lui-même. L’éthanol irrite la paroi de l’estomac, stimule la production d’acide gastrique et peut, à terme, aggraver les brûlures d’estomac, les reflux et les gastrites. Boire du pastis pour calmer un estomac fragile revient un peu à éteindre un feu avec de l’essence parfumée à la lavande : l’intention est bonne, mais le résultat n’est pas celui espéré.

Si l’on cherche réellement les bienfaits de l’anis ou de la réglisse sur la digestion, mieux vaut se tourner vers une infusion de badiane ou une tisane à base de réglisse, sans alcool. Les effets seront bien plus nets et sans les inconvénients associés à l’éthanol.

Le pastis coca, quant à lui, cumule l’alcool et le sucre du cola, ce qui ne constitue en rien un remède digestif. C’est un cocktail d’apéritif, pensé pour le plaisir et la convivialité — pas pour soigner quoi que ce soit.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.

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